The Strokes

19/03/2011

Cette semaine j’ai écouté le dernier album du groupe The Strokes. Il s’appelle Angles, et vous pouvez l’écouter en streaming sur leur site web.

Mes premières impressions: c’est correct, mais ils s’essayent à des styles qui ne leur conviennent pas vraiment. Il y a bien le single Under Cover Of Darkness qui fait très The Strokes, mais sinon ça tire un peu partout, et ça rate un peu trop souvent. Je penses que le problème est qu’on voudrait bien que le band évolue et change, mais dans le cadre de leur paradigme qu’ils ont posés à leurs début, et non de façon un peu hasardeuse comme c’est le cas. Mais bon, ce n’est qu’une première impression, je peux encore changer d’idée.

Ça me faisait justement réfléchir aux débuts de The Strokes. L’album Is This It, qui reste excellent, est paru le 11 septembre 2001. Je me rappelle la première fois que j’ai entendu parler d’eux, c’était en voyant le vidéo de Hard To Explain. Cette chanson fut longtemps resté marquée dans ma mémoire, non seulement pour sa mélodie incroyable qui se dévoile sur tellement longtemps que la chanson ne fait que la répéter deux fois et c’est fini. En plus, c’était probablement la première chanson lo-fi de l’ère moderne que j’ai écouté. Ça m’avait complètement troublé qu’un son de drum aussi weird et décidément pas clean ainsi qu’une voix distortionnée pouvait mettre autant en valeur la chanson.

Mais au-delà de ça, cette chanson était aussi la trame sonore de changements à cause du 11 septembre 2001. J’étais au CÉGEP dans ce temps là alors pour moi, cet événement marque le début de l’âge adulte. Pour la société, c’était le début d’une paranoia collective, d’une tangente vers le politically correct exagéré, d’un doute général sur ce qu’on croyait bien ou mal, avec un biais prononcé vers le mal. Et pour ma génération, c’est le début d’un cynisme envers notre société capitaliste avec son symbole qui s’écroule.

On s’est aperçu en même temps que le reste des Nords-Américains qu’il existait d’autres peuples et d’autres façons de faire. Pendant que des journaux déclaraient des stupidités (“Nous sommes tous Américains”), nous, cyniques, ces représailles là on trouvait ça normal et probablement mérité. On récolte ce que l’on sème.

Bref, je ne veux pas repartir un débat ou quoi que ce soit, mais je suis simplement nostalgique. Car c’est tout ça que je vois quand je penses à cette chanson, Hard To Explain. Mais pas vraiment besoin de penser à ça non plus pour apprécier au niveau le plus simple, parce que la toune est vraiment bonne.