Bonjour amis! Suite à la lecture de ce post sur le blog de Maxime Robin, ça me tentait de parler du premier CD que j’ai acheté dans ma vie.

Revolver des Beatles. C’est quand même mieux que ma première cassette. Qui fut le 1er album de Éric Lapointe. (Ark!!)

C’est un peu gênant de parler des Beatles. Ceux qui me connaissent personnellement savent que je les aime vraiment trop. Et tout le monde les connaît, tout le monde a son album préféré, ses anectodes. Y’en a aussi qui les aiment pas (WEIRD).

Prenons donc ça comme un article d’appréciation mutuelle ou de nostalgie collective alors.

À l’époque, étant jeune, je pensais que tout ce qui précédait Sgt. Pepper était un peu cheesy et plate. Mais je vais volontairement commencer un débat ici, et déclarer Revolver comme le meilleur album des Beatles.

Exhibit A:

Tomorrow Never Knows revient constamment comme ma toune préférée des Biteules. C’est over the top. Il n’y a pas de forme dans la toune. C’est le prédécesseur de la musique en loop. Parce que c’est exactement ça qu’on entend, des loops.

C’est aussi le fun de savoir qu’à l’époque, ils ont dû mobiliser plusieurs personnes qui tenaient des bandes magnétiques dans les airs pendant qu’elles jouaient en boucle, alors que le producteur et les Beatles montaient et baissaient les différents “faders” aux instant précis où tel ou tel son devait faire une apparition. On est en 1966 là.

Crazy shit.

Exhibit B:

Ok ça c’est la deuxième toune du CD. Une toune super drabe et sombre. Très sèche. Où Paul chante la vie de gens vieux et poches. Cette toune est comme un tableau où un simple feeling de solitude morne est contenu en 2 minutes. Vraiment déjà loin de I Wanna Hold Your Hand. On est en 1966 là.

Exhibit C:

La raison qui fait que je trouve que Revolver est aussi hot est son côté Acid rock prononcé. Avec des chansons comme Dr. Robert ou And Your Bird Can Sing, y’a comme un feeling de pop joyeux teinté par une dose de drogue en background. La meilleure dans ce registre c’est She Said She Said. (Cette fois on a moins de misère à croire qu’on est en 1966).

Avec ses paroles vraiment déconnectées (“I know what it’s like to be dead”), et son bridge qui change en 3/4, c’est vraiment une toune de rock qui rentre. Malheureusement, par la suite ils n’ont plus jamais vraiment réussi à capturer cette énergie à mon avis, car le psychédélisme a prit le dessus et la naïveté est disparue (sans rien enlever à ce qu’ils ont fait après).

Si on ajoute à ça des tounes comme Taxman, I’m Only Sleeping, les tounes acides, les ballades vraiment réussies Here There and Everywhere et For No One, la toune “moins-stupide-que-tu-te-rappelles” Yellow Submarine, tout en excusant Georges pour Love You To, ben ça reste que ça torche pas mal en bout de ligne.

Et ça excuse ma jeunesse pour Éric Lapointe. Non mais WTF.