Blur. Ce band.

27/08/2012

Cet été, j’ai décidé que j’écoutais la discographie de Blur.

Je ne les connaissais vraiment pas beaucoup. Adolescence focusée sur le nu-métal et les Beastie Boys.

J’ai toujours trouvé que Damon Albarn était un pionnier du pop moderne, j’adore Gorillaz, je trouve que “The Good, The Bad & The Queen” est un des meilleurs albums des années 2000s, et ses nombreux projets exploratoires sont toujours empreints d’une idée de recherche dans un mode “pop” que j’aime beaucoup. Et avec le comeback cet été, la sortie de Blur 21 et de Parklive, c’était le bon moment pour moi de les découvrir au-delà de la criss de toune qui fait “Woouu-houu!”.

Faque voici le fruit de mes découvertes. Du plus vieux au plus neuf.

Du plus straight au plus fucked up.

For Tomorrow:

Accrocheur, mélodique, merci, bonsoir.

Star-Shaped

Personne ne semble s’en souvenir de celle-là. Super mélodie, mais complexe.

Tracy Jacks

Reste fuckin dans la tête. Autant que Modern Life is Rubbish parle de la classe pauvre, Parklife raconte des histoires de la classe moyenne de façon très détachée et cool.

To The End

Moi, des toms pis des vibraphones, pis j’suis vendu.

This Is A Low

Une des premières tounes qui semble humaine plutôt que juste du flashing. Merci. Et Wow.

The Universal

Genre de ballade, mais qui marche à fond. The Great Escape est très accessible, mais pas mauvais pour autant.

Country Sad Ballad Man

J’ai eu de la difficulté à en choisir une de l’album “Blur” qui n’était pas Beetlebum et Song 2. J’ai choisi cette toune parce qu’on voit Blur lâcher le britpop pour quelque chose de plus… indie américain.

Tender

Cette toune est parfaite. Harmonie entre Coxon et Albarn. Entre le indie américain et la pop britannique. Ça dure 7 minutes, pis ça pourrait durer encore plus longtemps, sur deux fuckin accords.

Caramel

Ok, Blur ont plein de tounes qui semblent garrochées, faites pour s’en calisser après une écoute. À ce niveau, ils me rappellent vaguement les Wings des années 70s. Super bons, mais souvent pas si remarquables. Caramel est une toune creuse de l’album 13, qui est en fait l’album le plus space de Blur. Et Caramel illustre comment le band peut être très sérieux quand il veut. Et c’est ça qui fait sa force, ce band. D’être sérieux quand il veut. Parce que ça prend par les trippes quand ça arrive.

Out of Time

Think Tank est bizarre. Je suis pas sûr que je l’aime encore. Coffee & TV est cool. Faudrait que je le réécoute plus souvent. Mais cette toune, c’est du génie.  Un beat et de la guit acoustique.

Namaste, MCA

05/05/2012

Je devais avoir 13 ou 14 ans, je ne m’en souviens plus. J’avais déjà entendu parler des Beastie Boys. Probablement que Sabotage jouait à la radio de mon secondaire. Mais aussi parce que mon ami Vincent les aimait vraiment beaucoup. Moi, dans le temps je trippais sur les Beatles.

Un jour j’ai écouté Intergalactic, à ma radio du secondaire. Je viens d’un petit village, alors des gens chialaient: “c’est de la musique de nègre d’afrique.” Je n’aimais pas encore le rap, mais je trouvais que c’était une toune intéressante, il y avait un vocoder pis toute, et puis je trouvais que de toute façon ceux qui disaient ça c’était vraiment des caves. À 14 ans c’est une bonne raison pour s’y intéresser.

Alors, me voilà en train de copier Hello Nasty de mon ami Vincent sur une cassette. Après je m’abonnais à la Maison Columbia et je commandais Licensed To Ill, Check Your Head et Ill Communication. J’ai cherché Paul’s Boutique pendant vraiment longtemps, pour le trouver à Québec en cassette à quelque part.

En tous cas, je ne suis pas le seul de ma génération. Les Beastie Boys ont changé ma vie.

Grâce à eux, j’ai découvert James Brown, Led Zeppelin, des trucs kitsch comme Zapp & Rogers, des trucs hot comme Carlos Santana pis plein de vieux funk. Je me suis interessé au hip-hop vieux: Cypress Hill, Public Enemy, Jurrasic 5, Run-DMC… Après ce fut le sampling… DJ Shadow en particulier. Beck et The Avalanches aussi. Et j’aimais Grand Royal. Je me rappelle encore d’écouter Jon Spencer & The Blues Explosion, Buffalo Daughter, Cibo Matto, At The Drive In, que j’ai tous découverts avec le label.

Bref, j’aime la musique et c’est de la faute des Beastie Boys (pis les Beatles mettons). J’aime le hip-hop et c’est de leur faute aussi.

Les Beastie Boys étaient cools. Ils avaient pas l’air compliqués, et surtout, leur musique était une musique de célébration d’amitié. Tout le monde était invité au party, pis le party avait l’air vraiment l’fun. C’est ça que j’entends quand j’écoutes leur musique.

Adam Yauch est décédé. C’était le dude du band qui semblait le plus spirituel; quand il y avait une toune qui commençait avec lui qui rappait, ça donnait l’impression que ce n’était pas de la blague. Il vivait la toune. Pis sérieux, ses lignes de basses étaient vraiment hot. Gratitude, Sabotage, Sabrosa. Probablement le meilleur musicien du band.

Je réalise en lisant un peu partout c’est probablement LE band de la génération qui a grandi dans les années 90s. Alors je voulais partager avec vous un peu de ma tristesse, mais surtout, une célébration de bonne musique que ce dude a fait avec ses copains dans le temps.

Namasté, MCA.

 

2012 en feu

29/03/2012

J’ai délaissé ce blog quelque peu dernièrement, à cause du lancement de mon album, et les shows du mois de mars. Pas beaucoup de temps pour moi! Mais j’ai écouté pas mal de musique cette année, et je trouves que 2012 est une année en feu à date.

D’abord:

Field Music. L’album Plumb. Sérieux si vous aimez le prog-rock, c’est comme un genre de revival mais indie. Dès la première chanson, on est en territoire Genesis mélangé avec du Gentle Giant pis du King Crimson, mais aussi avec Arcade Fire et Grizzly Bear. J’aime pas mal ça.

Ensuite, pourquoi pas. Avec pas d’casque. Je trouve que leur album Astronomie est un des meilleurs de l’année à date. Vraiment relax et atmosphérique, pas mal moins lo-fi, plus posé. La toune “Deux colleys” est malade. Un genre de jam très chill à la “Sun King” des Beatles, avec une mélodie incroyablement émotive, et des arrangements qui laissent parler la musique quand il n’y a plus de mots pour dire les bonnes choses.

deux-colleys

Daniel Rossen, ce chanteur de Grizzly Bear et de Department of Eagles. Il a sorti un petit EP, nommé “Silent Hour/Golden Mile” pour se dérouiller avant de rentrer en réécriture pour le prochain de Grizzly Bear. La chanson Silent Song aurait pu paraître sur un album de ce band là, pis ça aurait été une toune malade de l’album. Typique du gars: accrocheur, mais weird à la fois. Assez labyrinthique comme chanson (j’adore ça).

Finalement, pour ceux qui s’ennuient de l’époque grunge. Voici le comeback du genre, prévisible mais foutument efficace: Cloud Nothings. Ça déchire, c’est dark mais crissement crinqué. Ça m’a resté dans la tête durant tout janvier. L’album est assez inégal, j’adore les deux premières chansons, mais on dirait que les tounes plus straight et pop en majeur sont souvent moins intéressantes. Bref, quand même voici la toune:

J’ai écouté plein d’autres affaires, mais ce sont les 4 tounes qui m’ont passées par la tête en premier. Bonne écoute!

Bon ben c’est le temps des listes. C’est pas une liste en ordre précis, mais presque…

Bon Iver – Bon Iver

Évidemment, inmanquable, etc. Je savais que Justin Vernon avait une force mélodique et lyrique après son premier album “For Emma, Forever Ago”. Mais honnêtement, je suis bien content qu’il ait poussé plus à fond les arrangements, à un tel point quel l’album est pas mal basé là-dessus. Tel un “The Final Cut” moderne et indie, les chansons n’ont pas de début et pas de fin, les sections coulent une à près l’autre comme une rivière sans jamais revenir en amont, et Justin Vernon met tout son âme dans cette épopée arrache-coeur. On ne comprend pas ce qu’il dit car les mots sont inventés (“Wash.” est mon exemple préféré), et ça ajoute au décor impressioniste. Bonus points pour “Best/Rest”, une pastiche des années 80s sans aucune ironie. Bravo Bon Iver, vous avez fait l’album de l’année. Ici, Perth, l’intro de l’album.

Girls – Father, Son, Holy Ghost

Shit fuck yeah. Ce sont les mots qui me viennent à l’esprit à l’écoute de ce CD. C’est comme du néo-classic-rock. Parce que on peut référer toutes les chansons à quelque chose qui ressemble à quelque chose de la fin 60 et début 70, mais on ne sait pas exactement c’est quoi. Pink Floyd? Check. Black Sabbath? Check. Beach Boys? Check. King Crimson? Check. Etc? Check. Mais malgré que c’est ce qui frappe au départ, ce qui compte vraiment est que Christopher Owens écrit des foutues bonnes chansons. Les paroles sont simplistes mais efficaces. Ce qui m’a étonné aussi c’est à quel point il employait la répétition sans jamais être emmerdant. C’est très sombre, mais c’est quand même très le fun.

James Blake – James Blake

J’aime la musique électro. J’aime le dubstep (ou plutôt le post-dubstep, parce que Skrillex et cie ça me fait chier solide). Et ce gars là a décidé d’en faire une tribune pour ses compos “singer-songwriter”. Un album très calme, qui garde tout ce qu’il a à donner jusqu’à la toute fin (“I Mind”). Je ne peux pas m’empêcher de penser que ce gars là est très jeune, et qu’il tente d’émuler des artistes folk qui lui paraissent mature. D’habitude, ça me donnerait envie de vomir, mais c’est un risque qui finalement est réussi, parce que les chansons sont bonnes et les arrangements sont vraiment à couper le souffle. Et je rajouterais que le fait qu’il ait une formation classique au piano vient vraiment rajouter au tout, parce que sa musique contient des tournures d’accords compliqués, que j’avoue ne pas comprendre tout le temps, et c’est ça qui est excitant.

Fleet Foxes – Helplessness Blues

Je ne penses pas que ce soit un album qui passe à l’histoire tant que ça. Le choc du premier album et du premier EP des Fleet Foxes est passé. À partir de là, tout ce qu’ils peuvent faire c’est de la bonne musique. Et là, ben c’est vraiment bon. À peu près toutes les chansons sont excellentes sur cet album, et finalement je l’ai écouté vraiment souvent, ce qui fait qu’il se retrouve ici. Mes préférées: “The Plains/Bitter Dancer”, et ses harmonies très vintage, l’épique “The Shrine/An Argument”, la toute simple “Blue Spotted Tail”, et “Grown Ocean” qui m’a d’abort paru un peu plate et compliquée, mais qui est fort enlevante. La seule chanson que j’aime moins est “Lorelai”.

Ford & Lopatin – Channel Pressure

Encore une fois, c’est pas une liste des meilleurs albums de 2011, mais de mes albums préférés. Nuance. Voilà pourquoi j’inclus ceci. Un album électronique complètement déjanté, plein de références aux années 80s parfois très subtiles, parfois très “dans-ta-face”. Malgré tout, on sent que ce n’est pas un pastiche, ce sont des compositions modernes, bien à eux, et surtout très mélodiques et très catchy. Il faut être inhumain pour ne rien sentir en écoutant la chanson “Emergency Room” et sa basse qui torche. “Joey Rogers”, c’est du pur bonbon. Ça s’essoufle un peu vers la fin, mais “World Of Regret” vient terminer le tout sur une bonne note.

Oneohtrix Point Never – Replica

Tant qu’à parler de Ford & Lopatin, on va parler du projet du 2e membre… J’ai découvert cet album plus récemment, et conséquemment j’ai moins de recul que les autres, mais je peux quand même dire que ça me plaît vraiment beaucoup. Voyez-vous, moi desfois j’écoute des trucs weird et ambients, genre que de Tim Hecker à Sunn O))), j’aime ce qui est expérimental, parfois atonal, parfois beau, parfois laid. Mais Oneohtrix Point Never vient aussi chercher le côté plus impressioniste et mélodique que j’aime aussi. Lopatin a utilisé des samples tirés de publicités sur VHS pour construire les pièces. Ça donne quelque chose de très nostalgique, plutôt sombre. Parfait pour écouter sur son I-pod seul em marchant seul le soir. Voici Power of Persuation, une genre de trame sonore alternative de Blade Runner surimposée à des bouts de tapes de piano en boucle.

Real Estate – Days

Quand j’ai composé mon album Sun Grass Room Street, j’avais envie de faire quelque chose de simple et surtout très relax et calme, qui fait qu’on se sent bien. Eh bien ces gars là m’ont copiés! Ben non, c’est pas vrai, mais je trouve qu’on y retrouve la même ambiance. Les paroles, quand on les entend, explique qu’il faut être simple pour être bien: “If it takes all summer long / Just to write one simple song / There’s too much to focus on / Clearly that is something wrong”, entend-on sur “Younger Than Yesterday”. Même ce titre, ainsi que le titre “Easy” laissent entendre un sentiment de légèreté de l’être. Pis ça ben ça me plaît vraiment beaucoup. Ma toune préférée: Green Aisles.

Twin Sister – In Heaven

Ok, cet album n’est pas cohésif. Ok c’est pas le meilleur album ever. Mais c’est pop, c’est bonbon, c’est accrocheur, c’est bien composé pis j’aime ça. J’ai écouté ce CD plein de fois. J’aime toutes les tounes dessus. Je le mets ici à cause de ça. Je suis fan. Description de quelques pièces: “Stop”, c’est comme une bossa-nova groovy. “Bad Street”, c’est un genre de pastiche électro 80, mais plus organique. “Kimmi In A Rice Field”, c’est une toune planante à quelque part entre Beach House et Kate Bush. “Luna’s Theme”, c’est une toune de SNES. “Spain”, c’est une toune pop James Bond. “Gene Ciampi”, c’est une chanson chinoise. “Saturday Sunday”, c’est une toune superficielle 90 (en plus le titre me fait penser à “Sunday Morning” de No Doubt.) Bref, vous voyez bien que c’est n’importe quoi, ils ne s’en cachent pas, mais les tounes sont bonnes et j’adore ça.

Mentions honorables

Alaclair Ensemble – Le roé c’est moé : Un groupe qui a créé son propre univers. Vraiment des beats excellents, et des rimes qui font sourire.

Malajube – La caverne: Au début je trouvais ça insipide par rapport à Labyrinthes, mais c’est vraiment catchy (“Chienne folle” en particulier)

Galaxie – Tigre et Diesel: Vraiment bien fait et très accrocheur comme album. Je peux pas en dire autant du “band de talk-show” en live.

Atlas Sound – Parralax: D’excellentes chansons. Un peu déçu après Halcyon Digest, mais j’y reviens souvent.

Beastie Boys – Hot Sauce Committee Part 2: Tant qu’à pas innover, autant faire ce qu’ils font de mieux. C’était hot.

Chan Vangaalen – Diaper Island: Moi j’ai trouvé cet album au moins aussi bon que celui d’avant. C’est pas peu dire.

Megafaun – Megafaun: Pas mal plus smooth que Heretofore EP, mais ça passe bien quand même.

The Psychic Paramount – II: Un genre de jam band un peu noise mais très mélodique, jamais gossant. À découvrir.

Son Lux – We Are Rising: Sérieux il a fait cet album en un mois. Les arrangements torchent tout ce que j’ai écrit dans cette page. Hot.

Radiohead – The King Of Limbs: Pas le meilleur, mais ben correct. Je suis pas d’accord pour dire que c’est VRAIMENT POCHE.

Washed Out, Youth Lagoon,Sandro Perri, Gang Gang Dance, Feist, etc.

Déceptions

M83 – Hurry Up, We’re Dreaming: “Midnight City” est vraiment bonne. Le reste je trouve ça un peu vague et pas focusé. Je sais pas.

Justice – Audio, Video, Disco: C’est pas poche, mais je me sens aussi mal que si j’écoutais un MIDI d’un mash-up de Dream Theater avec de la musique de Megaman II.

Show de l’année

Je dois mentionner que mon show préféré de l’année a été le show de PONCTUATION au Cercle l’automne dernier. Ces gars là torchent en show, leur présence sur scène est sans relâche. C’est du garage rock lo-fi, catchy, drôle, bref tout pour faire lever. Honnêtement, après avoir vu ce show je dois avouer que j’ai un peu remis en question mon approche de comment on doit faire un show, même si c’est un style vraiment différent de ce que je fais. Merci les gars. Check it out.

Bonjour amis! Suite à la lecture de ce post sur le blog de Maxime Robin, ça me tentait de parler du premier CD que j’ai acheté dans ma vie.

Revolver des Beatles. C’est quand même mieux que ma première cassette. Qui fut le 1er album de Éric Lapointe. (Ark!!)

C’est un peu gênant de parler des Beatles. Ceux qui me connaissent personnellement savent que je les aime vraiment trop. Et tout le monde les connaît, tout le monde a son album préféré, ses anectodes. Y’en a aussi qui les aiment pas (WEIRD).

Prenons donc ça comme un article d’appréciation mutuelle ou de nostalgie collective alors.

À l’époque, étant jeune, je pensais que tout ce qui précédait Sgt. Pepper était un peu cheesy et plate. Mais je vais volontairement commencer un débat ici, et déclarer Revolver comme le meilleur album des Beatles.

Exhibit A:

Tomorrow Never Knows revient constamment comme ma toune préférée des Biteules. C’est over the top. Il n’y a pas de forme dans la toune. C’est le prédécesseur de la musique en loop. Parce que c’est exactement ça qu’on entend, des loops.

C’est aussi le fun de savoir qu’à l’époque, ils ont dû mobiliser plusieurs personnes qui tenaient des bandes magnétiques dans les airs pendant qu’elles jouaient en boucle, alors que le producteur et les Beatles montaient et baissaient les différents “faders” aux instant précis où tel ou tel son devait faire une apparition. On est en 1966 là.

Crazy shit.

Exhibit B:

Ok ça c’est la deuxième toune du CD. Une toune super drabe et sombre. Très sèche. Où Paul chante la vie de gens vieux et poches. Cette toune est comme un tableau où un simple feeling de solitude morne est contenu en 2 minutes. Vraiment déjà loin de I Wanna Hold Your Hand. On est en 1966 là.

Exhibit C:

La raison qui fait que je trouve que Revolver est aussi hot est son côté Acid rock prononcé. Avec des chansons comme Dr. Robert ou And Your Bird Can Sing, y’a comme un feeling de pop joyeux teinté par une dose de drogue en background. La meilleure dans ce registre c’est She Said She Said. (Cette fois on a moins de misère à croire qu’on est en 1966).

Avec ses paroles vraiment déconnectées (“I know what it’s like to be dead”), et son bridge qui change en 3/4, c’est vraiment une toune de rock qui rentre. Malheureusement, par la suite ils n’ont plus jamais vraiment réussi à capturer cette énergie à mon avis, car le psychédélisme a prit le dessus et la naïveté est disparue (sans rien enlever à ce qu’ils ont fait après).

Si on ajoute à ça des tounes comme Taxman, I’m Only Sleeping, les tounes acides, les ballades vraiment réussies Here There and Everywhere et For No One, la toune “moins-stupide-que-tu-te-rappelles” Yellow Submarine, tout en excusant Georges pour Love You To, ben ça reste que ça torche pas mal en bout de ligne.

Et ça excuse ma jeunesse pour Éric Lapointe. Non mais WTF.

2011, 1996, 1980

21/10/2011

2011.

J’écoutes toujours pas mal de nouvelles affaires, mais il y a peu de choses qui m’ont marquées dernièrement. Pourtant j’y vais vraiment large… Entre autres, j’ai pas mal aimé Megafaun et Youth Lagoon. J’ai écouté le nouveau Mastodon (ben oui j’ai vraiment aimé le précédent, bon!) et je suis pas convaincu, c’est moins inventif on dirait.  La première et dernière toune du CD de Xeno & Oaklander sont vraiment bonnes. Là dans ma pile, j’ai Alaclair Ensemble, Kuedo, Broken Bicycle Club, Real Estate.

Mais ce que j’ai vraiment plus trippé dernièrement c’est ce truc qui passe facilement inaperçu: Twin Sister. Sur les 11 tounes y’en a pas une pareille. La première est électro lo-fi, la deuxième est pop groovy, la troisième dance 80… ainsi de suite jusqu’à ce qu’on ait passé de la trame sonore de jeu vidéo, à la toune Kate Bush, ou celle style James Bond et (ma préférée) la toune pop chinoise.

Voici le single vraiment bon, mais qui représente absolument rien du CD sinon le feeling que tout est fait à petite échelle, fait maison.

Ah pis la toune chinoise, je viens de la trouver:

1996.

Le nouvel album de DJ Shadow est sorti. Mes impressions: booof. Tsé y’a quelques tounes que j’aime bien. Enemy Lines est pas pire. Je trouve que Def Surrounds Us aurait dû être sur l’album. Mais y’a trop de bagossage insipide. DJ Shadow n’est pas là, il est ailleurs. Je sais pas où, mais son nom est maintenant ironique parce qu’il vit dans l’ombre de son passé. Et sa musique ne fait que référence à ça.

Et pourtant, moi je suis de ceux qui ont vraiment aimé le deuxième, Private Press. Je l’ai beaucoup écouté, et honnêtement c’est mon préféré. Mais, l’autre jour je réécoutais Endtroducing et l’ambiance qui se trouve dans ce CD est incomparable. Pis quand je suis arrivé à Changeling, j’ai crié: “Malade!”. Fuck le beat est en 7/8, pis l’ambiance est vraiment hot.

Why hiphop doesn’t suck in 1996.

1980.

J’ai déjà fait des covers de deux tounes de cet album. Cette toune là torche. En fait quelques pièces de l’album de McCartney II représentent le seul instant ou Paul s’est mis à faire de la musique post-77, post-punk. Tsé genre pas vieux rock là.

TEMPORARY.

SECRETARY.

Ce CD là.

Shit man.

Bon ça fait pas tout à fait encore 10 ans, il est sorti en amérique du nord en novembre 2001. Mais dans le reste du monde c’était sorti en 2000, et en plus le single jouait déjà à Musique+, “Frontier Psychiatrist”. J’étais au CEGEP et mon coloc m’a dit: il faut que tu regardes ça. Y’avait ben raison!

Par hasard, je l’ai réécouté en fin de semaine, et j’ai réalisé à quel point c’est un album important dans ma vie. Mais je ne penses pas être le seul non plus, il a fait je sais pas combien de TOP des années 2000s.

Quand j’ai écouté ça la première fois, j’étais pas mal allumé sur le hip-hop instrumental et l’électronique. À l’époque je faisais de la musique de ce genre là, et après ma première écoute de The Avalanches, j’étais tellement crinqué que j’ai réalisé un EP, Essais EP, en 3 jours (disponible nulle part).

Bien que la musique que je fais depuis a bien changée, je n’ai jamais arrêté d’écouter cet album là, plusieurs fois par année. Si je compare avec mettons des trucs “électronica” (hahaha) de l’époque fin 90, début 2000, on se rend compte que les Chemical Brothers et Fatboy Slim ça a pas vraiment bien vieilli et je les écoute pas. Mais The Avalanches c’est différent parce qu’au delà des genres, ça reste de la bonne musique. Je me souviens qu’à l’époque j’avais une aversion pour la musique “boom boom”. Mais j’avais complètement trippé sur la chanson “Radio”. Damn!

L’album utilise, semble-t-il, environ 900 échantillonages pour construire la musique. Mais honnêtement, on s’en fout, c’est juste un détail parmi une tonne d’affaire cool de cet album là. Ce qui m’emmène finalement au fond de l’article…

Faits qu’on oublie souvent à propos de Since I Left You.

  • L’album s’appelle Since I Left You. Moi je l’oublie souvent, et pourtant c’est un excellent point de départ comme prétexte au voyage global qui s’en suit.
  • Le groupe Saïan Supa Crew fait une apparition éclair de 30 secondes dans Flight Tonight. C’est le seul rap de l’album mais ça ne parait même pas déplacé.
  • Il y a un sample de cheval qui hennit sur la moitié des chansons.
  • C’est assez connu, on entend Holiday de Madonna dans Stay Another Season. Mais on oublie souvent que ça réapparait presqu’à la fin dans Little Journey.
  • Mais encore là, ça dépend si vous avez la version américaine, ou la version autralienne car certaines chansons changent radicalement.
  • Parlant de samples, qu’est-ce que Boney M fout dans Live At Dominoes? Hahaha!
  • “J’ai froid… ouuuh… ah-aaah!”
  • Avalanche Rock dure 22 secondes, et il doit y avoir trois parties dans Little Journey qui ne dure que 1:22!
  • Frontier Psychiatrist n’a pas tant rapport sur l’album finalement.
En tous cas, on a tous hâte au prochain. Tsé ça fait 10 ans là. Come on!