Kessé que j’ai écouté c’t’année

22/12/2011

Bon ben c’est le temps des listes. C’est pas une liste en ordre précis, mais presque…

Bon Iver – Bon Iver

Évidemment, inmanquable, etc. Je savais que Justin Vernon avait une force mélodique et lyrique après son premier album “For Emma, Forever Ago”. Mais honnêtement, je suis bien content qu’il ait poussé plus à fond les arrangements, à un tel point quel l’album est pas mal basé là-dessus. Tel un “The Final Cut” moderne et indie, les chansons n’ont pas de début et pas de fin, les sections coulent une à près l’autre comme une rivière sans jamais revenir en amont, et Justin Vernon met tout son âme dans cette épopée arrache-coeur. On ne comprend pas ce qu’il dit car les mots sont inventés (“Wash.” est mon exemple préféré), et ça ajoute au décor impressioniste. Bonus points pour “Best/Rest”, une pastiche des années 80s sans aucune ironie. Bravo Bon Iver, vous avez fait l’album de l’année. Ici, Perth, l’intro de l’album.

Girls – Father, Son, Holy Ghost

Shit fuck yeah. Ce sont les mots qui me viennent à l’esprit à l’écoute de ce CD. C’est comme du néo-classic-rock. Parce que on peut référer toutes les chansons à quelque chose qui ressemble à quelque chose de la fin 60 et début 70, mais on ne sait pas exactement c’est quoi. Pink Floyd? Check. Black Sabbath? Check. Beach Boys? Check. King Crimson? Check. Etc? Check. Mais malgré que c’est ce qui frappe au départ, ce qui compte vraiment est que Christopher Owens écrit des foutues bonnes chansons. Les paroles sont simplistes mais efficaces. Ce qui m’a étonné aussi c’est à quel point il employait la répétition sans jamais être emmerdant. C’est très sombre, mais c’est quand même très le fun.

James Blake – James Blake

J’aime la musique électro. J’aime le dubstep (ou plutôt le post-dubstep, parce que Skrillex et cie ça me fait chier solide). Et ce gars là a décidé d’en faire une tribune pour ses compos “singer-songwriter”. Un album très calme, qui garde tout ce qu’il a à donner jusqu’à la toute fin (“I Mind”). Je ne peux pas m’empêcher de penser que ce gars là est très jeune, et qu’il tente d’émuler des artistes folk qui lui paraissent mature. D’habitude, ça me donnerait envie de vomir, mais c’est un risque qui finalement est réussi, parce que les chansons sont bonnes et les arrangements sont vraiment à couper le souffle. Et je rajouterais que le fait qu’il ait une formation classique au piano vient vraiment rajouter au tout, parce que sa musique contient des tournures d’accords compliqués, que j’avoue ne pas comprendre tout le temps, et c’est ça qui est excitant.

Fleet Foxes – Helplessness Blues

Je ne penses pas que ce soit un album qui passe à l’histoire tant que ça. Le choc du premier album et du premier EP des Fleet Foxes est passé. À partir de là, tout ce qu’ils peuvent faire c’est de la bonne musique. Et là, ben c’est vraiment bon. À peu près toutes les chansons sont excellentes sur cet album, et finalement je l’ai écouté vraiment souvent, ce qui fait qu’il se retrouve ici. Mes préférées: “The Plains/Bitter Dancer”, et ses harmonies très vintage, l’épique “The Shrine/An Argument”, la toute simple “Blue Spotted Tail”, et “Grown Ocean” qui m’a d’abort paru un peu plate et compliquée, mais qui est fort enlevante. La seule chanson que j’aime moins est “Lorelai”.

Ford & Lopatin – Channel Pressure

Encore une fois, c’est pas une liste des meilleurs albums de 2011, mais de mes albums préférés. Nuance. Voilà pourquoi j’inclus ceci. Un album électronique complètement déjanté, plein de références aux années 80s parfois très subtiles, parfois très “dans-ta-face”. Malgré tout, on sent que ce n’est pas un pastiche, ce sont des compositions modernes, bien à eux, et surtout très mélodiques et très catchy. Il faut être inhumain pour ne rien sentir en écoutant la chanson “Emergency Room” et sa basse qui torche. “Joey Rogers”, c’est du pur bonbon. Ça s’essoufle un peu vers la fin, mais “World Of Regret” vient terminer le tout sur une bonne note.

Oneohtrix Point Never – Replica

Tant qu’à parler de Ford & Lopatin, on va parler du projet du 2e membre… J’ai découvert cet album plus récemment, et conséquemment j’ai moins de recul que les autres, mais je peux quand même dire que ça me plaît vraiment beaucoup. Voyez-vous, moi desfois j’écoute des trucs weird et ambients, genre que de Tim Hecker à Sunn O))), j’aime ce qui est expérimental, parfois atonal, parfois beau, parfois laid. Mais Oneohtrix Point Never vient aussi chercher le côté plus impressioniste et mélodique que j’aime aussi. Lopatin a utilisé des samples tirés de publicités sur VHS pour construire les pièces. Ça donne quelque chose de très nostalgique, plutôt sombre. Parfait pour écouter sur son I-pod seul em marchant seul le soir. Voici Power of Persuation, une genre de trame sonore alternative de Blade Runner surimposée à des bouts de tapes de piano en boucle.

Real Estate – Days

Quand j’ai composé mon album Sun Grass Room Street, j’avais envie de faire quelque chose de simple et surtout très relax et calme, qui fait qu’on se sent bien. Eh bien ces gars là m’ont copiés! Ben non, c’est pas vrai, mais je trouve qu’on y retrouve la même ambiance. Les paroles, quand on les entend, explique qu’il faut être simple pour être bien: “If it takes all summer long / Just to write one simple song / There’s too much to focus on / Clearly that is something wrong”, entend-on sur “Younger Than Yesterday”. Même ce titre, ainsi que le titre “Easy” laissent entendre un sentiment de légèreté de l’être. Pis ça ben ça me plaît vraiment beaucoup. Ma toune préférée: Green Aisles.

Twin Sister – In Heaven

Ok, cet album n’est pas cohésif. Ok c’est pas le meilleur album ever. Mais c’est pop, c’est bonbon, c’est accrocheur, c’est bien composé pis j’aime ça. J’ai écouté ce CD plein de fois. J’aime toutes les tounes dessus. Je le mets ici à cause de ça. Je suis fan. Description de quelques pièces: “Stop”, c’est comme une bossa-nova groovy. “Bad Street”, c’est un genre de pastiche électro 80, mais plus organique. “Kimmi In A Rice Field”, c’est une toune planante à quelque part entre Beach House et Kate Bush. “Luna’s Theme”, c’est une toune de SNES. “Spain”, c’est une toune pop James Bond. “Gene Ciampi”, c’est une chanson chinoise. “Saturday Sunday”, c’est une toune superficielle 90 (en plus le titre me fait penser à “Sunday Morning” de No Doubt.) Bref, vous voyez bien que c’est n’importe quoi, ils ne s’en cachent pas, mais les tounes sont bonnes et j’adore ça.

Mentions honorables

Alaclair Ensemble – Le roé c’est moé : Un groupe qui a créé son propre univers. Vraiment des beats excellents, et des rimes qui font sourire.

Malajube – La caverne: Au début je trouvais ça insipide par rapport à Labyrinthes, mais c’est vraiment catchy (“Chienne folle” en particulier)

Galaxie – Tigre et Diesel: Vraiment bien fait et très accrocheur comme album. Je peux pas en dire autant du “band de talk-show” en live.

Atlas Sound – Parralax: D’excellentes chansons. Un peu déçu après Halcyon Digest, mais j’y reviens souvent.

Beastie Boys – Hot Sauce Committee Part 2: Tant qu’à pas innover, autant faire ce qu’ils font de mieux. C’était hot.

Chan Vangaalen – Diaper Island: Moi j’ai trouvé cet album au moins aussi bon que celui d’avant. C’est pas peu dire.

Megafaun – Megafaun: Pas mal plus smooth que Heretofore EP, mais ça passe bien quand même.

The Psychic Paramount – II: Un genre de jam band un peu noise mais très mélodique, jamais gossant. À découvrir.

Son Lux – We Are Rising: Sérieux il a fait cet album en un mois. Les arrangements torchent tout ce que j’ai écrit dans cette page. Hot.

Radiohead – The King Of Limbs: Pas le meilleur, mais ben correct. Je suis pas d’accord pour dire que c’est VRAIMENT POCHE.

Washed Out, Youth Lagoon,Sandro Perri, Gang Gang Dance, Feist, etc.

Déceptions

M83 – Hurry Up, We’re Dreaming: “Midnight City” est vraiment bonne. Le reste je trouve ça un peu vague et pas focusé. Je sais pas.

Justice – Audio, Video, Disco: C’est pas poche, mais je me sens aussi mal que si j’écoutais un MIDI d’un mash-up de Dream Theater avec de la musique de Megaman II.

Show de l’année

Je dois mentionner que mon show préféré de l’année a été le show de PONCTUATION au Cercle l’automne dernier. Ces gars là torchent en show, leur présence sur scène est sans relâche. C’est du garage rock lo-fi, catchy, drôle, bref tout pour faire lever. Honnêtement, après avoir vu ce show je dois avouer que j’ai un peu remis en question mon approche de comment on doit faire un show, même si c’est un style vraiment différent de ce que je fais. Merci les gars. Check it out.

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