Desfois dans la vie je vais des trames sonores pour des courts ou longs métrages. Ou whatever format que tu veux.

Un jour, un homme nommé Karl Alexandre Jahjah m’a été présenté. Mais il avait un film à remettre pour le Festival de Sciences et Génie de l’Université Laval. Dans deux jours. Et il avait besoin d’une trame sonore.

Shit.

Ben finalement, j’ai fait la trame sonore à la va-vite une soirée. Le lendemain on faisait des corrections dans le montage et dans les tounes. Ca a donné ce que ça a donné, mais le film a réussi à gagner le prix du meilleur film au Festival, et un prix du public au FFEQ 2009.

(NON! Je n’ai pas fait la toune d’intro du Studio Hendaï)

On en parlait l’autre fois.  Parce que voyez-vous Karl-Alexandre Jahjah et moi on a un autre projet là. Qu’on est en train de monter tranquillos. Je vous laisse deviner c’est quoi.

Hihihihi. (Non ok, c’est un vidéoclip. Chhhuuuuut!)

Karl-Alexandre est un homme en feu. Il joue présentement dans la Ligue d’impro de l’Univesité Laval (LUI). Il est docteur en physique (en voie de). Il fait des films. Il a des sourcils.

Vous pouvez regardez un autre truc qu’il a fait (avec moi au son) dans le cadre d’un Kino au FFEQ.

2011, 1996, 1980

21/10/2011

2011.

J’écoutes toujours pas mal de nouvelles affaires, mais il y a peu de choses qui m’ont marquées dernièrement. Pourtant j’y vais vraiment large… Entre autres, j’ai pas mal aimé Megafaun et Youth Lagoon. J’ai écouté le nouveau Mastodon (ben oui j’ai vraiment aimé le précédent, bon!) et je suis pas convaincu, c’est moins inventif on dirait.  La première et dernière toune du CD de Xeno & Oaklander sont vraiment bonnes. Là dans ma pile, j’ai Alaclair Ensemble, Kuedo, Broken Bicycle Club, Real Estate.

Mais ce que j’ai vraiment plus trippé dernièrement c’est ce truc qui passe facilement inaperçu: Twin Sister. Sur les 11 tounes y’en a pas une pareille. La première est électro lo-fi, la deuxième est pop groovy, la troisième dance 80… ainsi de suite jusqu’à ce qu’on ait passé de la trame sonore de jeu vidéo, à la toune Kate Bush, ou celle style James Bond et (ma préférée) la toune pop chinoise.

Voici le single vraiment bon, mais qui représente absolument rien du CD sinon le feeling que tout est fait à petite échelle, fait maison.

Ah pis la toune chinoise, je viens de la trouver:

1996.

Le nouvel album de DJ Shadow est sorti. Mes impressions: booof. Tsé y’a quelques tounes que j’aime bien. Enemy Lines est pas pire. Je trouve que Def Surrounds Us aurait dû être sur l’album. Mais y’a trop de bagossage insipide. DJ Shadow n’est pas là, il est ailleurs. Je sais pas où, mais son nom est maintenant ironique parce qu’il vit dans l’ombre de son passé. Et sa musique ne fait que référence à ça.

Et pourtant, moi je suis de ceux qui ont vraiment aimé le deuxième, Private Press. Je l’ai beaucoup écouté, et honnêtement c’est mon préféré. Mais, l’autre jour je réécoutais Endtroducing et l’ambiance qui se trouve dans ce CD est incomparable. Pis quand je suis arrivé à Changeling, j’ai crié: “Malade!”. Fuck le beat est en 7/8, pis l’ambiance est vraiment hot.

Why hiphop doesn’t suck in 1996.

1980.

J’ai déjà fait des covers de deux tounes de cet album. Cette toune là torche. En fait quelques pièces de l’album de McCartney II représentent le seul instant ou Paul s’est mis à faire de la musique post-77, post-punk. Tsé genre pas vieux rock là.

TEMPORARY.

SECRETARY.

Essais EP (2002)

14/10/2011

Oh boy, ça c’est vieux.  Réalisé entre le 15 et 17 janvier 2002, c’est-à-dire en trois jours, c’est le dernier truc que j’ai fait à cette époque où j’étais au CEGEP et que j’avais découvert le logiciel ACID.

ACID c’est un logiciel loop-based, ce qui fait que c’est de la musique basée sur des samples. Mais c’est tellement illégal comme musique, je veux dire, on entend clairement des trucs connus pas vraiment cachés. Pis ACID ben c’est de la marde honnêtement mais ce fut mes premiers pas vers l’enregistrement sur ordinateur, et là j’en fais plein maintenant alors y’a un petit spot dans mon coeur pour ce logiciel mauvais.

Mais en même temps, je l’aime bien ce EP avec du recul, c’est léger, ben le fun, pis toute. En plus les tounes s’enchaînent toutes. Malade! Alors pour m’excuser de ne pas fournir ce blogue assez à mon goût, ben le voilà. Prenez-le durant que ça passe. J’ai mis la pochette OFFICIELLE faite avec MSpaint en plus. Que j’imprimais sur une feuille 81/2 par 11. DIY 2002.

Bonne écoute!

http://www.mediafire.com/?hqaea4uzzy3c1n5

Petit update

11/10/2011

Un petit update…

Je viens d’obtenir un genre de contrat de musique corporative qui va me permettre de vivre encore ici quelques mois. Ceci veut dire: je suis fucking dans le jus, mon album avance pas et j’ai de la difficulté à faire des updates intéressants ici.

Mais, bon. Je peux vous dire que le mixing a avancé. Mais en même temps j’ai un peu reculé. Car voyez-vous j’ai imaginé avant-hier que la dernière pièce de mon CD n’était peut-être finalement pas la dernière pièce de mon CD.

Alors à quelque part dans les prochains jours, quand j’aurai un petit trou, je retournerai à la phase enregistrement. Pour enregistrer quelque chose de nouveau. Et là ça serait fini. Mais vraiment là.

Mais là j’ai des bonnes nouvelles qui s’en viennent. Genre malade mental. Je vous tiens au courant, promis promis!

Ce soir, cours 101 de mixage.

Vu que je suis la tête plongée dans le mixage de mon prochain album, j’avais envie de partager comment c’est fait le mixage… ou comment je fais.

Bon, avant tout, un peu de théorie. Moi je trouve que le mixage c’est comme faire une peinture virtuelle. Illustrons avec une peinture toute simple.

Shit. Mauvais exemple.

On recommence:

Bon…

Ok mettons qu’on enlève la peinture maintenant.

Ca représente à peu près ce qu’est le cadre de travail de mixage. À l’horizontal, on a le panning (ce qui décide si un élément est à gauche ou à droite). À la verticale, on a les fréquences (les basses, les mids et les highs). En général, c’est bien d’essayer de séparer la peinture en 9 comme ça et d’essayer de balancer le tout, mais honnêtement je mets pas full de trucs dans les deux coins du bas. Et il m’arrive de briser les règles, mais ça c’est parce que je suis un génie tsé. (Voir “We Are The Sky” ou j’ai mis la basse à gauche à un moment donné, et “Parvis” qui contient des guitares pannées à droites).

En gros le mixage consiste à s’arranger que pour les pistes puissent être entendues séparément tout en contribuant au son global. Pas facile. Si on met tout à la même place… ben c’est encore comme une peinture: quand on fout plein de couleurs à la même place, ça donne du brun.

Ça peut être cool desfois. J’aime pas mal les trucs lo-fi entre autres parce que l’image sonore est différente de notre habitude. Mais de là à ce que le mix de mes trucs ressemble à une peinture de Jason Pollock? Mmm….

Trois outils sont couramment utilisés: le compresseur, l’EQ et le reverb. Le reverb, c’est un peu comme si on prenait la peinture et qu’on décidait de placer des objets en arrière ou en avant. Effet de prodondeur. C’est à ça que ça sert.

Le compresseur, ça égalise les volumes. C’est ça qui fait que quand on crie ça sonne aussi fort que quand on chuchote. Bien pratique, parce que y’a pas beaucoup d’instruments qui jouent de façon vraiment égale, ce qui peut débalancer le mix à tout moment. Et ça on aime pas ça. Mais ça dépend du style de musique.

Une fois, que j’ai un mix que je trouve satisfaisant sur mon poste d’écoute, c’est le moment où je fais le test sur d’autres systèmes. Je me grave un CD et je pars l’écouter ailleurs. Souvent, je me vais l’écouter dans mon char. Et je reviens corriger des trucs. Et je recommence encore et encore.

Un autre truc incroyable pour mixer: dormir. C’est fou comment on peut avoir un point de vue différent sur ce qu’on fait après une nuit de sommeil. Souvent, après une première écoute de la journée on décèle plein d’erreurs nouvelles. Best truc ever.

Faque comme j’ai mixé toute la journée, ben je vais aller me coucher tantôt pour voir si c’est de la merde ce que j’ai fait.

Bonne nuit!